Salut à tous !
Cette fois je me suis déchirée et vous en aurez pour votre argent ! Bon c'est pas comme si d'habitude je pondais des trucs ultra
simple sans aucune recherche hein mais là, quand même ! Bon c'est assez long comme ça, je vais pas en rajouter, place à l'article !
Il s'agit d'un manuscrit très ancien n'ayant révélé aucun de ses secrets. En effet, après être passé entre les mains de dizaines
d'experts nous savons simplement qu'il a été écrit entre 1400 et 1440 (datation au carbone 14), qu'il contient 234 pages réalisées en vélin (peau de veau mort-né, particulièrement fine), qu'il
manque 42 pages, que les textes et illustrations ont été inscrits à la plume d'oie et à qui il a appartenu au cours des siècles. En ce qui concerne le contenu, rien n'a encore pu être traduit. Il
se trouve actuellement à la bibliothèque Beinecke de l'université de Yale.
Son nom lui vient de William Voynich, un de ses derniers propriétaires qui l'acheta en 1912 aux Jésuites de Frascati, près de Rome.
Celui-ci croyait ou voulait faire croire que l'auteur du manuscrit était le philosophe et alchimiste anglais Roger Bacon, ce qui aujourd'hui encore reste un mystère. Voici la liste des auteurs
potentiels ; nous avons Roger Bacon qui, mort en 1294, aurait eu du mal à écrire quoi que ce soit en XVé siècle.
John Dee, mathématicien et astrologue. Edward Kelley,
alchimiste, medium (il parlait avec des anges...ça fumait pas que du tabac à cette époque hm) et compagnon de Dee. Jacobus
Sinapius ou Jukub Horcicky de Tepenec, spécialiste en herboristerie et docteur personnel de l'empereur Rodolphe II. Jan
Marci. Raphael Mnichovsky, cryptographe ayant inventé une méthode de chiffrement soit-disant inviolable et qui aurait voulu le
prouver en écrivant ce manuscrit. Anthony Asham, auteur d'un herbier réalisé en 1550 dont certaines parties pourraient
éventuellement correspondre à quelques parties du manuscrit de Voynich. William Voynich lui-même, marchand de livres anciens
qui aurait pu créer un faux manuscrit, dire que l'auteur était Roger bacon et se faire un max de blé.
Comme je le disais plus haut, aucun expert n'a encore réussi à traduire le manuscrit. D'aucuns parlent de supercherie pure et dure
(vexés de ne pas avoir trouvé ?), d'autres de langage codé, ou encore d'enchaînement de mots ayant chacun une réelle signification mais qui n'ont pas le moindre sens mis bout à bout (hypothèse du
chiffrement par dictionnaire que nous verrons plus bas). Quoi qu'il en soit, le ductus (l'ordre et la direction des traits qui forment la lettre) est fluide, ce qui signifie que le scribe
comprenait ce qu'il écrivait. Le texte à été rédigé de gauche à droite, il comprend des paragraphes, quelques puces mais n'est pas toujours très soigné, ce qui pourrait faire croire que la
rédaction n'a pas été faite par un scribe "professionnel".
Les illustrations quant à elles, occupent presque toutes les pages. On dénombre une demi-douzaines de parties ; une section herbier
dont une infime partie de plantes ont pu être identifiées et d'autres qui restent totalement inconnues, une autre traitant d'astronomie avec des diagrammes d'astres (des soleils, des étoiles, la
constellation du zodiaque, des femmes nues portant des étoiles), une autre sur la biologie avec des illustrations de femmes nues (aujourd'hui on appelle ça des revues érotiques), cosmologie et
pharmacologie sont aussi recensées. Il y aurait des recettes, avec des paragraphes assez courts et des puces dessinées en forme d'étoiles ou de fleurs.
Revenons en au langage du texte et surtout à l'hypothèse du langage codé. Parmi les différents chiffrements, le cryptologue William
Friedman et son équipe de la NSA auraient tenté, dans les années 1950, de déchiffrer le manuscrit en se basant sur le codage lettre-à-lettre. Ils se sont portés sur le chiffrement
poly-alphabétique inventé par Alberti vers 1460 ce qui n'a vraisemblablement rien donné. Cette technique étant de toute façon devenue populaire après la réalisation du manuscrit. De plus, le
chiffrement poly-alphabétique à pour base la destruction des caractéristiques naturelles des mots et des phrases (telle que la loi de Zipf)
et celles-ci se retrouvent dans le manuscrit.
Ci-dessous, le chiffrement de Vigenère, faisant partie de la famille du chiffrement poly-alphabétique. Pour l'utiliser, prenez
l'intersection de la ligne de la première lettre du mot à coder et de la colonne qui commence par la première lettre du mot de passe et ainsi de suite. Il faut une clef et tout un bordel pour
coder et décoder, la personne qui doit le décoder doit avoir cette fameuse clef...enfin bref, même avec un bon exemple je suis pas certaine de pouvoir le réaliser et d'avoir bien
compris
!

Un autre type de chiffrement à été testé, il s'agit du chiffrement par dictionnaire. Selon cette hypothèse, chaque mot inscrit dans
le manuscrit de Voynich devrait être recherché dans un dictionnaire ou une table de référencement. Cependant, cette méthode était utilisée uniquement pour les messages codés courts étant donné la
difficulté d'utilisation.
Passons au chiffrement visuel. C'est la théorie de James Finn qui écrit dans son livre "Pandora's Hope" en 2004 que le manuscrit de
Voynich serait en fait de l'hébreu visuellement codé. En fait, certains mots peuvent se lire en hébreu mais certains seraient écrits différemment pour troubler le lecteur (AIN pour oeil par
exemple se retrouve à plusieurs endroits écrit de cette manière ou d'une autre comme AIIN ou AIIIN), pour donner l'impression de mots différents alors qu'il s'agit du même. Cette hypothèse est
rejetée pour la simple et bonne raison que le "décrypteur" pourrait lire ce que bon lui semble ou mal interprêter le sens des mots.
Une autre hypothèse, la stéganographie, cette théorie veut qu'une bonne partie du texte n'ait aucun sens pour dissimuler des
informations réelles. Par exemple, la seconde lettre de chaque mot, le nombre de lignes ou encore le nombre de mots par phrases pourraient avoir une signification, le reste étant inutile (vous
savez comme dans les Simpsons, lorsque la mère d'Homer rédige une annonce dans le journal dont chacune des premières lettres forment en fait des mots ! Non ? Mais vous avez aucune culture ma
parole, les Simpsons quoi !!
).
Une autre théorie propose le langage phonétique exotique très répandue à cette époque et qui, selon le linguiste Jacques Guy,
pourrait ressembler à des dialectes d'Orient ou d'Asie centrale. Cette hypothèse est l' une des plus fiable, en effet, dans le manuscrit de Voynich certains mots sont doubles voir triples et
cette façon d'écrire se retrouve dans des textes chinois ou vietnamiens. Un autre point concordant est la présence de deux grands symboles rouges sur la première page qui ont été comparés à un
titre de livre chinois. De plus, la division de l'année en 360 degrés plutôt qu'en 365 jours, divisé en groupes de 15 et partant du signe poisson est un trait caractéristique du calendrier
agricole chinois. Les détracteurs de cette théorie n'ont comme seule raison qu'aucun symbolisme ou de science asiatique n'a été trouvé dans les illustrations du manuscrit. En 2003, un polonais
aurait réussi à traduire partiellement la première page en disant qu'il était rédigé en langue Mandchoue.
William Friedman et John Tiltman, indépendamment l'un de l'autre, sont arrivés à la même conclusion : il s'agirait d'un langage
inventé. Dans les langages de ce style, les mots sont classés par catégories et chaque catégorie aurait le même préfixe. Par exemple, tous les mots de la catégorie "plante" commenceraient par les
mêmes lettres, ce qui pourrait expliquer le style redondant du manuscrit. Mais cette façon de faire est encore une fois postérieure a la datation du manuscrit.
Le canular est, comme je l'ai dit plus haut, très fortement envisagé par certains experts. En 2003, l'informaticien Gordon Rugg
démontra qu'un texte similaire au manuscrit de Voynich pouvait être réalisé en utilisant un cache de papier perforé. Ce système, connu sous le nom de Grille de Cardan, fut inventé en 1550 comme
outil de chiffrement. Les résultats sont pourtant assez loin du manuscrit, ils n'ont ni les mêmes mots ni les même fréquences que sur le manuscrit.
J'espère que j'ai réussi à piquer votre curiosité et que, comme moi, vous aimeriez le tenir au moins une fois entre vos mains (le
manuscrit
) pour l'examiner sous tous les angles. A ce propos, l'intégralité du manuscrit à été édité en 2005, vous
pouvez le trouver sous le nom de "code Voynich".
En ce qui concerne les méthodes de chiffrements qui ont été inventé après la réalisation du manuscrit, je me dis que l'auteur aurait
pu les inventer lui-même et soit quelqu'un lui aurait piqué l'idée soit c'était un visionnaire. Qui sait ?
Zabeille.